05 mars 2012

Photo lovers / Audrey Teichmann

Je suis une fan absolue du travail d'Audrey Teichmann. C'est une photographe voyageuse, mais pas que : elle a monté avec Julie Lesgourgues les éditions Hybrid, éditeur culturel multimédia et studio de création. Elles ont créé WhereUart, un superbe outil de valorisation des structures culturelles, de Bordeaux à Bilbao.
Et depuis l'année dernière elles ont même ouvert un lieu de création et d'exposition au coeur du village de Bidart avec 3 expositions déjà à leur actif, Ultra Fluo, Clichés sous bois et Cabane Cannibale (jusqu'au 7 avril, alors si vous avez l'occasion, allez-y!)

Mais revenons à Audrey. Elle est venue à la photo toute petite, héritant d'un vieux pentax, et le virus ne l'a plus quitté.
Elle réalise beaucoup de portraits, sait mettre en confiance ses sujets avec sa voix douce et son visage d'ange... Mais elle est d'une précision démoniaque lorsqu'il s'agit de composer ses photos.

Frédéric Beigbeder

Elle a un sens de la structure impressionnant. Elle adore l'architecture, et l'urbain d'une manière générale, mais toujours avec un regard décalé. La place de l'humain dans la ville fait partie de ses questions récurrentes.
Elle aime les paradoxes : trouver des espaces vides dans les pays les plus peuplés...
Campagne aux abords de Shanghai


Bras étroit du Yang Tse-Kiang, Hunan












































...ou bien choisir comme sujet universel, car on en trouve partout dans le monde, les engins de chantiers dans la ville. Une autre manière de questionner notre relation à la machine.
Beijing, Chine

Xi'An, Shaanxi, Chine


















































Entrée de Pingyao, Shanxi, Chine
























Sa relation à l'homme dans la ville se fait aussi sur le mode du bizarre, de l'étrange. Elle fuit le pathos, mais contrebalance la froideur de ses sujets par le choix des couleurs.

Bus, Forestville, Australie



Singapour

Il y a du Martin Parr dans son travail de portrait, qu'elle revendique d'ailleurs, tout en citant aussi Nadav Kander ou Andreas Gursky dans ses influences.

Bon l'aurez compris, voilà encore une fille à suivre! Allez faire un tour sur son site pour voir toute l'étendue de sa palette.

Autoroute, Madrid, Espagne





27 février 2012

Art from Taiwan / Tzeng Yong-Ning

Aujourd'hui c'est d'un jeune plasticien taïwanais dont j'ai envie de vous parler.
Tzeng Yong-Ning utilise des stylos billes pour réaliser ces tableaux.

















Le résultat est très impressionnant, surtout lorsqu'on se trouve devant ses grandes toiles et que l'on peut apprécier la finesse du trait.












Tzeng Yong-Ning s'intéresse à la biologie végétale et dessine d'après nature des végétaux. Ses gestes minutieux se répètent inlassablement pour faire naître ces motifs, dont on ne sait au juste s'ils sont des fleurs ou des cellules.
















































L'ensemble est assez hypnotique, on se laisse volontiers envahir par la couleur et les formes nébuleuses. Aujourd'hui l'artiste explore l'automatisme quasi inconscient du geste.













































Si vous avez l'occasion de voir ses toiles, courrez-y!

13 février 2012

Photo lovers / Rinko Kawauchi

Vous vous souvenez de mon dernier coup de coeur photo, Matthias Heiderich. Changement d'ambiance total, aujourd'hui j'ai envie de vous parler d'une japonaise dont j'adore le regard si délicat et tendre sur le monde qui l'entoure.



Elle s'appelle Rinko Kawauchi. Pour moi cette photographe, c'est la discrète. Elle semble fuir le spectaculaire et le pathos, au final elle émeut par l'humanité et la sensualité qui se dégage de ses images simples et sensibles.


 

Son regard caressant sur le quotidien laisse songeur... il est beau, non, le monde de Rinko?




24 janvier 2012

Une fille à suivre : Sophie Marty

Je vous l'avais promis il y a quelques temps, c'est chose faite : je voulais vous parler de Sophie Marty.
C'est vraiment une artiste complète et prolifique, en plus d'être une fille adorable pétillante à souhait.
Elle vient du graphisme, a créé et crée encore des logos et des identités graphiques (bon, par exemple l'identité visuelle des serres de la Milady, où elle est en résidence, c'est elle).


Mais pas que! Cette Bidartare de naissance a une passion pour le coin et adore Biarritz, qui représente pour elle un carrefour idéal, une sorte de melting pot loin des clichés, ou beaucoup de personnes d'horizons différents passent, et parfois restent.


C'est un peu comme ça qu'elle s'est lancée avec Frédéric Vandevoorde dans l'aventure Biarritz Biarritz. 


Au début ils avaient l'idée de créer une plateforme sur ce que Biarritz compte de créateurs et de personnages hauts en couleurs, et finalement ils ont donné naissance à cette collection intemporelle, ces petits livrets toujours différents, toujours inspirés, qui sont rapidement devenus collectors. Cette aventure là est aujourd'hui terminée, Sophie ne se repose décidément jamais sur ses lauriers, mais des projets, Sophie, elle en a 100 à l'heure... Par exemple vous entendrez bientôt parler d'un nouvel ovni baptisé Txikàchic, que les afficionados de BiarritzBiarritz devraient aimer et qui parlera du pays basque, mais pour le reste, chhhhut c'est secret! (Vivement le mois de mars)


Récemment elle a lancé avec ses copines Julie Lesgourgues et Blandine Dubos la série de coussins "806 C", en référence au pantone rose fluo qu'elles ont utilisé. L'idée? S'amuser et jouer du décalage entre le fond et la forme. Des délicieux coussins girlys couverts de messages rose fluo tout ce qu'il y a de plus traditionnels (comme les dettes faites à sa mère ne se remboursent jamais, en basque dans le texte...) ou humouristiques (Amatxi dans les chachis!) (en vente chez Caravane Gallery).

Sophie crée aussi des tableaux, qui font la part belle aux personnages féminins, toujours glamours.



Quoi d'autre? Eh bien elle fait aussi dans l'édition! Elle a crée la maison d'édition La petite biarrotte, qui a déjà à son actif le livre Biarritz, vagues souvenirs de Paul Azoulay, et a dans les cartons d'autres projets, comme un livre qui lui tient à coeur, un livre qui expliquera les fentes palatines aux enfants...
Et comme si cela ne suffisait pas, elle se lance aussi dans des ateliers créatifs pour les enfants au musée de la mer pendant les vacances de février (d'ailleurs pour les mamans que ça intéresse... c'est par ici!).


Vous l'aurez compris, Sophie est une fille à suivre... Bon, son blog n'est pas très à jour mais sa page facebook oui! Et sur son site vous pouvez voir un aperçu de ce qu'elle fait. Bonne (re)découverte!

23 janvier 2012

Carnets de voyage / Bangkok markets


En attendant un récit plus complet et un avant-goût de mes prochaines trouvailles, quelques photos prises sur les marchés de Bangkok!





26 décembre 2011

Carnets de voyage / Bluffante bruxelles

Bruxelles... encore une ville étonnante qui livre des trésors à qui sait chercher. Oubliez le Manneken pis, la réalité de la ville est vraiment ailleurs! Gourmande et stylée, chaleureuse et bouillonnante, elle m'a donné envie d'y revenir!

Je commence par vous recommander chaudement la chambre d'hôte l'Art de la Fugue, rue de Suisse ( derrière la gare du midi).

 





































L'endroit est élégant, douillet, cosy, arty, une véritable caverne d'Ali Baba où les propriétaires n'ont pas hésité à mélanger les styles avec brio. Ils sont d'ailleurs adorables et de bon conseil, leur bibliothèque recèle quantité de bonnes adresses sur place. Les petits déjeuners sont copieux et délicieux. (95 € la chambre double)









Petit tour du centre ensuite... Le quartier des sablons regorge d'antiquaires, de musées et ... de chocolatiers aux vitrines dignes de la place vendôme version gourmande !

Dans votre flânerie, ne ratez pas ces très vieux cafés qui n'ont rien perdu de leur superbe :
Le Falstaff (1903), quartier de la Bourse, 19 rue Henri Maus et le Cirio, rue en face, de l'autre côté de la bourse. Allez aussi rue des Alexiens et poussez la porte du délicieux La fleur en papier doré (quel nom!), très fréquenté à l'époque par les surréalistes, et qui est resté intact.

Que les amateurs de thé ne ratent surtout pas le Comptoir Florian, 17 rue Saint Boniface et sa sublime façade art nouveau : www.comptoirflorian.be





Côté shopping maintenant, j'ai été épatée par la richesse de l'offre vintage!  La ville regorge d'endroits pas cher au choix de rêve. Voici mes meilleurs plans : le marché aux puces du jeu de balle, tous les jours de 6h à 14h. Vous pouvez déguster un morceau dans les cantines et troquets dans leur jus sur la place. Et allez aussi faire un tour  rue Haute et rue Blaes pour y découvrir leurs brocs en tout genre.

Au 164 rue Blaes, Modes est une source inépuisable de belles pièces, j'y ai trouvé un pull rouge tricoté main pour mon chéri et 2 larges ceintures rétro à souhait pour moi.

Allez aussi chez Ramon y Valy, 19 rue des teinturiers et Mademoiselle François, également rue des teinturiers. Chez Oxfam solidarité j'ai flashé sur un petit sac couleur cerise très Grace Kelly (102-104 rue des Flandres).

Enfin, Pretty Box 53 rue Leon Lepage, là je ne vous fais pas la liste de nos trouvailles, ce serait trop long !!!!

Un petit détour par le quartier branché des rues Antoine Dansaert et Léon Lepage s'impose, vous y trouverez de belles boutiques de créateurs (au 7, la boutique de Nicolas Woit propose des pièces rares et raffinées).

Les Musées des beaux arts sont évidemment à voir, et même si le musée d'Art moderne est fermé jusqu'en février 2012, les collections phares du musée sont visibles, comme celles de James Ensor ou Paul Delvaux (3 rue de la Régence).

Mais vous auriez tort de vous arrêtez au centre : une des originalités de Bruxelles est la beauté et l'ambiance de certains quartiers plus en périphérie.

A Bruxelles, même les soupirails ont du style...

Ainsi, ne ratez pas les quartiers Ixelles et St Gilles et leurs balades élégantes et hors sentiers battus. A Ixelles, faites un tour sur l'adorable place St Boniface et dans les petites rues alentour.
Et accordez-vous une pause gourmande à la superbe et délicieuse pâtisserie à l'ancienne Les caprices du Bailli (75 rue du Bailli).

Le vintage, vous en trouverez aussi à Ixelles, comme au Natali  avec un choix de chaussures incroyable, des dizaines et des dizaines d'après-ski en poil, esprit Yéti, années 70, parfait pour mes petits pieds gelés (ici la température n'est pas celle de Toulouse) et tellement mignons avec une jupette ou un slim (70 rue de Bailli). Pensez aussi à l'Emmaüs local , Les petits rien (plusieurs autres adresses en ville), 101 rue Américaine, j'y ai chiné un long manteau Missoni années 80, une merveille, à 10 euros en plus !



Et voilà... pas d'adresse de restaurants, on a tout dépensé en vintage!!



12 décembre 2011

Photo lovers / Matthias Heiderich

Coup de coeur photographique aujourd'hui.
Matthias Heiderich est un jeune photographe autodidacte qui traite la ville, sa ville, Berlin, comme on ne l'a jamais vue. Avec un sens du cadrage bien particulier, il croque des morceaux de Berlin comme on collectionne des morceaux de Lego. Et c'est vrai que sous sa patte, des barres d'immeubles prennent des allures de jouets géants. Sa lumière saturée inonde tous ces bâtiments vides d'une chaleur irréelle. Car dans le Berlin de Matthias Heiderich, l'humain est rare, il laisse toute la place à la géométrie parfaite des bâtiments.




 

Allez aussi voir ses séries de Berlin sous la neige, elles valent le détour...